馬鹿らしい bakarashii [ばからしい]

pour 1 con de 1ere classe don je ne citerais pas le nom mais ke tt le monde reconnaitra...

O funeste sort et cruelle destinée
Qui m'ont fait imaginer de douces pensées,
Grande illusion, utopie, chimère,
Pourquoi s'en prendre à moi sur cette Terre ?

Rage absolue, courroux incessant, haine immortelle,
Pourquoi m'avoir si vite remplacée par elle ?
Auparavant nous étions bien sous la voûte,
Maintenant que je te vois, tu me dégoûtes.

Tes petites paroles n'ont plus qu'un son amer,
Pourquoi suis-je tombée sur le seul con de la Terre ?

# Posté le dimanche 12 décembre 2004 11:30

Modifié le vendredi 25 mai 2007 16:16

俳句 人生 haiku jin'sei [はいくじんせい]

thomas tu va pas aimer voic mon premier sonnet a vs de le juger...

俳句 人生 haiku jin'sei [はいくじんせい]

Je n'attends plus que la réponse à ma question,
Ta petite réponse, aussi mortelle qu'un poison.
Ma petite planète si tranquille est bouleversée,
Et mon coeur en est profondément blessé.

Dès ta première apparition dans ma vie,
Une seule chose que je puis te dire, c'est que je vis.
Comment te faire comprendre que j'ai besoin de toi ?
J'aimerais pouvoir dire, simplement, toi et moi.

Pourquoi t'obstines tu, toujours, à me repousser ?
Deux seules choses me restent, encore, à te déclarer.
Mon amour pour toi est aussi blanc que la gemme.

Le monde autour de moi n'a plus d'importance,
Une dernière chose que je vais te dire, avec confiance,
Que du plus profond de mon âme, tu sais, je t'aime.

# Posté le vendredi 17 décembre 2004 13:38

Modifié le vendredi 25 mai 2007 16:15

super site!!!!

je vous le conseille a tous!!! il est super genial ce site je me marre trop!!! mankeré plu ke les vannes de boukly pour kil soi complet!!!!!

-> ici <-

# Posté le jeudi 30 décembre 2004 13:00

Modifié le jeudi 13 mars 2008 14:18

Poemes dsl mais jadore!

dsl mais c 1 poème ke j'aime trop lé trop bôôôô

Melancholia

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous les meules
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux, qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'arrain, tout est de fer.
Jamais on en s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur! La cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas!
Ils semblent dire à Dieu : "Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que nous font les hommes!"
O servitude infâme imposée à l'enfant!
Rachitisme! travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu'a fait Dieu, qui tue, oeuvre insencée,
La beauté sur les fronts, dans les coeurs la pensée,
Et qui ferait - c'est là son fruit le plus certain! -
D'Appolon un bossu, de Voltaire un crétin!
Trvail mauvais qui prends l'âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ansi que d'un outil!
Progrès dont on demande "Où va-t-il? que veut-il?"
Qui brise la jeunesse en fleur! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme!
Que ce travail, haï des mères, soir maudit!
Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,
Maudit comme l'opporbre et comme le blasphème!
O Dieu! qu'il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rends l'homme heureux!

Les Chatiments de Victor Hugo
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# Posté le vendredi 18 mars 2005 14:56

Modifié le dimanche 27 mars 2005 11:33

2eme poème

dsl mé celui la c mon préféré

L'enfant avait reçu deux balles dans la tête.
Le logis était propre, humble, paisible, honnête;
On voyait un rameau béni sur un portrait.
Une vieille grad'mère était là qui pleurait.
Nous le déshabillions en silence. Sa bouche,
Pâle, s'ouvrait; la mort noyait son oeil farouche;
Ses bras pedants semblaient demander des appuis.
Il avait dans sa poche une toupie en buis.
On pouvait mettre un doigt dans les trous de ses plaies.
Avez-vous vu saigner la mûre dans les haies?
Son crâne était ouvert comme un bois qui se fends.
L'aïeule regarda déshabiller l'enfant,
Disant: - Comme il est blanc! approchez donc la lampe.
Dieu! ses pauvres cheveux sont collés sur sa tempe! -
Et quand se fut fini, elle le prit sur ses genoux.
La nuit était lugubre; on entendait des coups
De fusil dans la rue où l'on en tuait d'autres.
- Il faut ensevelir l'enfant, dirent les notres.
Et l'on prit un drap blanc dans l'armoir en noyer.
L'aïeule cependant l'approchait du foyer,
Comme pour réchauffer ses membres déjà roides.
Hélas! ce que la mort touche de ses mains froides
Ne se réchauffe plus aux foyers d'ici-bas!
Elle lui pencha la tête et lui tira ses bras,
Et dans ses vieilles mains pris les pieds du cadavre.
- Est-ce que ce n'est pas une chose qui navre!
Cria-t-elle; monsieur, il n'avait pas huit ans!
Ses maîtres, il allait en classe, étaient contents.
Monsieur, quand il fallait que je fisse une lettre,
C'est lui qui l'écrivait. Est-ce qu'on va se mettre
A tuer les enfants maintenant? Ah! mon Dieu!
On est donc des brigants! Je vous demande un peu,
Il jouait ce matin, là, devant la fenêtre,
Dire qu'ils m'on tué ce pauvre petit être!
Il passait dans la rue, ils ont tiré dessus.
Monsieur, il était bon et doux comme un Jésus.
Moi je suis vieille, il est tout simple que je parte;
Cela n'aurait rien fait à monsieur Bonaparte
De me tuer au lieu de mon enfant! -
Elle s'interrompit, les sanglots l'étouffant,
Puis elle dit, et tous pleuraient près de l'aïeule:
- que vais-je devenir à présent toute seule?
Expliquez-moi cela, vous autres, aujourd'hui.
Hélas! je n'avais plus de sa mère que lui.
Pourquoi l'a-t-on tué? Je veux qu'on m'exlique.
L'enfant n'a pas crié Vive la République. -
Nous nous taisions, debout et graves, chapeaux bas,
Tremblant devant ce deuil qu'on ne console pas.

Vous ne comprenez rien, mère, la politique.
Monsieur Napoléon, c'est son nom authentique,
Est pauvre, et même prince; il aime les palais;
Il lui convient d'avoir des cheveaux, des valets,
De l'argent pour son jeu, sa table, son alcôve,
Ses chasses; par la même occasion, il sauve
La Famille, l'Eglise et la Société;
Il veux avoir Saint-Coud, plein de roses l'été,
Où viendront l'adorer les préfets et les maires;
C'est pour cela qu'il faut que les vieilles grand'mères,
De leurs pauvres doigts gris que fait trembler le temps,
Cousent dans le linceul des enfants de sept ans

Les Chatiments de Victor Hugo

# Posté le mercredi 23 mars 2005 13:09